De l’importance de l’éducation et des sciences sociales

«Ce qui est en cause, c’est le fossé qui se creuse entre notre rapide évolution matérielle, qui chaque jour nous désenclave davantage, et notre trop lente évolution morale, qui ne nous permet pas de faire face aux conséquences tragiques du désenclavement. Bien entendu, l’évolution matérielle ne peut ni ne doit être ralentie. C’est notre évolution morale qui doit s’accélérer considérablement, c’est elle qui doit s’élever, d’urgence, au niveau de notre évolution technologique, ce qui exige une véritable révolution dans les comportements.»

– Amin Maalouf, Le Dérèglement du monde

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Privilégiés

J’entends depuis plusieurs jours dire qu’en taxant davantage les salaires de plus de 130 000$, on dévalorise le travail et l’effort, on freine le dépassement personnel. Je ne peux tout simplement pas admettre cette hypothèse. Autour de moi, il y a un paquet de monde qui travaille du matin au soir, ou même du soir au matin, d’arrache-pied, dans des conditions parfois très difficiles. Un paquet de monde qui essaie de gagner sa vie. Un paquet de monde qui essaie de faire mieux que la veille. Un paquet de monde qui fait du mieux qu’il peut en fait. Et ce paquet de monde-là n’a jamais même imaginé pouvoir gagner plus que 100 000$ par année.

Parce que le dépassement ne se fait pas seulement à coups de salaires faramineux, de promotions, de diplômes et de gros titres, mais aussi dans la mesure de nos intérêts, de nos moyens et de nos compétences personnelles. On ne doit pas oublier que bien peu de professions ne donnent dans les faits accès à un salaire supérieur à 130 000$. Qui peut espérer atteindre ce niveau salarial? Certains professionnels de la santé, des entrepreneurs choyés, des joueurs de hockey, une poignée de cadres, des notaires et avocats, le premier ministre du Québec… Le vrai succès, le vrai effort se mesurerait donc à la hauteur de son salaire? Au choix d’une des rares professions qui peut nous mener aux plus hautes sphères salariales de la société?

On ne doit pas oublier non plus que quand on est fils d’ouvrier ou bien fils de rien, comme disait Renaud, c’est déjà tout un dépassement que de faire mieux que ses parents. C’est le travail acharné d’une vie. Et c’est une question de survie, parfois d’orgueil personnel, pas d’impôt à payer en bout de ligne.

Au contraire, les rares élus qui atteignent ces échelons salariales devraient selon moi être plus qu’heureux d’y être parvenus. Et de pouvoir aider les autres à partir de moins loin. Mais l’impression que j’ai, c’est que nombreux sont ceux qui ont toujours vécu avec un certain train de vie depuis leur naissance et qui ne se rendent peut-être pas tellement compte de la chance qu’ils ont eu par rapport à leurs concitoyens moins bien nés. Parce que tout autant que nous sommes parvenus à une société plus égalitaire depuis la Révolution tranquille, le rêve de l’égalité des chances à la naissance est loin d’être réalisé.

Alors à ceux qui se plaignent d’avoir travaillé toute leur vie pour en arriver là et de se sentir pénalisés, pensez un instant à ceux qui ont eux aussi travaillé toute leur vie pour en arriver là où ils sont, mais qui sont pénalisés par le fait d’être partis de plus loin, par le fait d’avoir choisi un métier moins payant, par le fait de ne pas avoir pu profiter d’un certain réseau de contacts, par le fait de ne pas avoir eu les moyens de s’aider à aller encore plus loin et par une tonne d’autres faits en fait. Pensez à eux qui se comptent bien chanceux de bénéficier d’une maigre retraite au bout d’années d’effort acharné. Pensez à eux qui représentent 97% de la population. Pensez à eux qui travaillent tout aussi fort que vous sans les privilèges qui viennent avec.

Ce n’est pas de la jalousie, ce n’est pas du mépris. C’est un appel à la raison. Comme l’explique si bien l’Institut Iris, «le contribuable faisant plus de 150 000$ représente le 1,5% le plus riche de la population et fait 12% de l’ensemble des revenus gagnés au Québec à lui seul. Si faire partie des 92 000 personnes qui se partagent entre elles 29 milliards de dollars n’est pas être riche, on se demande un peu ce qu’est être riche.»

La fin d’un combat

Ça a commencé par un sérieux pincement au cœur à l’élection de Jean Charest en 2003. Et par la réingénérie de l’État contre laquelle j’ai manifesté un certain premier mai il y a plusieurs années. Ça s’est nourri lors de la grève étudiante de 2005. Et c’est devenu un urgent besoin d’agir à partir du mois de mars dernier, avec cette hausse des droits de scolarité injuste à laquelle le gouvernement Charest s’accrochait obstinément.

Ça s’est accentué au printemps avec une manifestation historique pour le bien commun, un concept qui avait perdu tout son sens durant l’ère Charest. Et ça s’est concrétisé devant un gouvernement usé à la recherche de stratégie électorale. Un gouvernement arrogant complètement déconnecté de sa jeunesse. Un gouvernement fatigué en panne d’avenir.

Ça s’est traduit par un engagement politique au sein du Parti Québécois. Par confiance. Par conviction. Et par certitude que c’était le seul parti à pouvoir mettre fin aux politiques conservatrices, aux politiques de division, aux politiques de copinage du gouvernement Charest. Par certitude qu’il était encore possible de rêver. Qu’il était temps de reprendre confiance en nous et en notre avenir collectif.

Puis c’est arrivé. Le Parti Québécois a pris le pouvoir. Dès le premier conseil des ministres hier, la hausse de 82% a été annulée. Et aujourd’hui, la loi 12 sera abrogée. Avec au passage un moratoire complet et permanent sur le gaz de schiste et la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-II.

C’est maintenant un gouvernement d’action, d’audace et de changement qui est en place. Un gouvernement qui respecte ses engagements. Un gouvernement à l’écoute de ses citoyens. Un gouvernement qui va prendre soin de son monde et de son territoire. Un gouvernement d’avenir.

On se réjouissait mercredi de voir trois environnementalistes prendre les rênes des ministères de l’Environnement et des Ressources naturelles. C’était une première. Mais tout comme c’est généralement un médecin qui est affecté à la Santé ou un avocat qui s’occupe de la Justice, pourquoi n’avions-nous pas pensé avant à nommer un environnementaliste à l’Environnement? Peut-être parce que la volonté n’était pas vraiment d’agir pour l’environnement et le bien commun. Mais ce sera enfin possible.

Nous y voilà donc. Un rendez-vous longtemps espéré. La reprise de contrôle de notre destin. L’avenir en marche. Et je déborde de confiance. Ça fait du bien.

Sur les vieux partis et le bipartisme

On entend beaucoup parler ces temps-ci de «vieux partis» et de bipartisme. Il faudrait absolument mettre fin à cette alternance, que l’on dit sans fin. À tout prix! Quitte à élire un parti sans aucune expérience… Mais pour quelles raisons exactement? Dans cette perspective bipolaire, on oppose le Parti libéral du Québec au Parti Québécois. Or, certaines considérations s’imposent dans cette vision simpliste.

D’abord, le Parti libéral du Québec existe depuis 1867. On peut à juste titre le qualifier de «vieux». Le Parti Québécois, quant à lui, a été créé en 1968. Historiquement parlant, c’est un parti plutôt jeune… C’est aussi le parti qui, en quatre mandats, a le plus contribué à faire avancer le Québec grâce à ses idées fraîches. Des exemples? La loi 101, la SAAQ, les MRC, le BAPE, la CSST, la Commission des normes du travail, la Régie du logement, les CPE, les Carrefours jeunesse emploi, les CLD, la Paix des Braves, et j’en passe des tonnes!

Ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que le Parti Québécois est un parti démocratique. C’est donc un parti en constant renouvellement. Les idées viennent de la base, des militants, et donc des citoyens. Et tout le monde peut y faire une différence. Par conséquent, c’est un parti qui reste près du peuple et de ses revendications. C’est un parti près des travailleurs, des familles, des gens comme vous et moi. Et c’est surtout un parti de convictions, qui se bat pour les intérêts supérieurs du Québec, et non pour des intérêts personnels. Quand tu aspires à faire un pays, tu bâtis solide!

C’est aussi pour cette raison que je ne crois pas qu’on favorise une simple alternance de partis en élisant le Parti Québécois. Avec le bouillonnement d’idées qui lui est propre, le débat constant, le parti avance à grands pas. Après neuf années d’opposition, c’est à un nouveau parti que nous avons affaire, un nouveau programme, une nouvelle chef, une nouvelle conjoncture. Un parti 100% 2012, 100% tourné vers l’avenir! Pourquoi pensez-vous que les Léo Bureau-Blouin, Pierre Duchesne, Daniel Breton, Réjean Hébert ont décidé de s’y joindre? Parce que c’est un parti profondément ouvert et progressiste qui peut changer les choses!

L’expérience est un atout majeur pour le Parti Québécois. Pauline Marois est en politique depuis plus de 30 ans. Elle a touché à différents ministères. Elle a négocié des ententes constitutionnelles avec Ottawa, notamment lors de la création des commissions scolaires linguistiques. Elle connaît les rouages. Dès le premier jour d’un mandat, elle saura exactement où diriger les forces du parti pour réaliser le programme, par ailleurs très ambitieux. Et elle sera à la tête d’une solide équipe, composée de représentants de tous âges et de tous horizons. L’espoir, il est là!

Les neuf dernières années de gouvernement libéral nous ont mené au cynisme. On en est venu à ne plus croire en la chose politique, à ne plus croire aux promesses, à ne plus croire en la possibilité de changer les choses. Jean Charest a réussi à nous convaincre de nouveau qu’on était nés pour un petit pain, qu’on n’avait pas les moyens de nos ambitions. Il a érigé le copinage et la corruption en système d’État. Et il l’a fait avec un tel mépris, une telle arrogance, jusqu’au point où tout le monde a perdu confiance en nos possibilités.

Il faut aussi se rappeler que dans le système actuel, seul le Parti Québécois a la possibilité de remplacer le gouvernement de Jean Charest. Et que si le Parti Québécois est élu, le système pourra enfin changer. Ce qui n’est pas au programme, les citoyens pourront le proposer grâce aux référendums d’initiative populaire. On est tellement habitués au contraire qu’on a oublié que c’était possible, un gouvernement à l’écoute de ses citoyens! Mais ce l’est! Et il est à portée de vote!

De l’importance du social en société

J’écoutais l’autre jour Éric Duhaime débattre à la première chaîne. Il était question de redistribution de la richesse. Selon lui, la motivation première de l’humain étant de s’enrichir personnellement, on gagnerait en tant que société à laisser les individus faire la course de l’enrichissement individuel, ce qui donnerait lieu à une plus grande richesse collective – une hypothèse qui reste à prouver. Il soutenait qu’il préférait que l’écart entre riches et pauvres soit plus grand pour obtenir une richesse collective plus élevée. Éric Duhaime défend une idée libertarienne de la société, qui rejette massivement l’intervention de l’État dans l’économie, et donc la redistribution des revenus.

Or, ce que les tenants du tout-économique évacuent trop souvent, c’est l’aspect social de la vie en société. Au quotidien, nous interagissons avec une foule d’inconnus. Pour que la confiance prenne le dessus sur la méfiance, certaines conditions sont nécessaires. Et le bien-être minimal de chacun en est une, sinon la plus importante.

Je reviens d’un séjour à New York, qui m’a permis de réfléchir sur ce climat de confiance et de sécurité qui règne au Québec. Une sécurité toute naturelle qui n’a pas besoin d’armes pour exister. Une sécurité qui s’installe quand tout le monde a à boire et à manger, quand tout le monde a un toit sur la tête. Quand personne n’a à voler pour survivre. Quand personne n’est assez désespéré pour tenter l’irréparable. Quand l’envie n’est pas nourrie par la faim et le ressentiment. Quand on partage. Parce que le filet social existe. Et parce que les riches sont un peu moins riches pour que les pauvres soient un peu moins pauvres.

Un exemple anodin : dans une station-service de Staten Island, banlieue de Manhattan aux airs tranquilles. Je demande de l’aide à la pompe au caissier, bien en sécurité derrière la fenêtre de plastique qui nous sépare. Il sort dehors pour m’aider, mais prend soin de barrer la porte du commerce derrière lui. De petits riens qui illustrent pourtant bien le climat de peur qui peut régner quand les pauvres sont trop pauvres et que les vols se multiplient en conséquence.

Il y a bien sûr des pauvres au Québec, mais il pourrait y en avoir encore moins. Ou pas du tout, même. C’est une utopie, mais c’est aussi une vision, une direction à prendre. Collectivement. Pour garder cette douce atmosphère qui flotte sur le Québec. Ces sourires que l’on échange. Cette confiance que l’on partage. L’esprit d’entraide, l’esprit de famille. Au quotidien, la vie est tellement plus légère. Plus conviviale. Plus sociale. Plus agréable.

Parce qu’en s’en remettant totalement à l’économie, à la lutte individuelle pour l’enrichissement personnel, on fait peut-être appel à une profonde motivation humaine, mais on fait aussi appel à l’instinct animal, à l’instinct de survie. Et quand sa survie est menacée, on est prêt à beaucoup. On est prêt à tout. Oh oui, on performe, on se dépasse, mais dans l’urgence de survivre, au détriment des autres. C’est la loi du plus fort. Avec les résultats qu’on peut imaginer.

Avant de prêter foi au tout-économique – de grâce – rappelons-nous que nous vivons en société et qu’il ne faut jamais évacuer l’aspect social qui en fait un bon bout pour nous distinguer de l’animal. Souvenons-nous aussi que s’il fait si bon vivre au Québec, on le doit beaucoup à la Révolution tranquille et aux programmes sociaux mis en place au fil de longues années de travail collectif. Ne faisons pas l’erreur de tourner le dos à de si précieux acquis. C’est l’esprit même du Québec qui en dépend.

Le temps d’embarquer

Lundi soir, bar Le Caucus, Lachute. Rassemblement électoral du Parti Québécois. Décompte des boîtes de scrutin, une à une. L’espoir est grand. Le comté d’Argenteuil appartient aux libéraux depuis 1966. Jamais le PQ n’est arrivé à y faire élire un député. Mais l’insatisfaction vis-à-vis du gouvernement Charest est immense. Et c’est le temps de le lui faire savoir. Roland Richer se hisse en première place. C’est une explosion de joie qui accueille chaque nouveau résultat. Et c’est la jubilation quand le PQ scelle enfin la victoire avec 501 voix d’avance, à la 180e boîte.

J’y étais. Ça sentait la coupe, c’était soir de finale en plus, l’ambiance était brûlante et suante, la chaleur collective a vite pris le dessus sur la clim, et la politique est vite devenue plus passionnante que le hockey. Ça sentait la fierté à plein nez, ça brillait dans les yeux, ça klaxonnait dans les rues. Jusqu’aux petites heures du matin. On en oubliait qu’on était lundi et qu’on travaillait le lendemain. Les plus vieux disaient que c’était comme la victoire du PQ en 1976. Moi, je me l’imaginais comme un mince aperçu de la nuit de liesse qui pourrait suivre la victoire du OUI à un référendum. C’était soir d’histoire et de fierté.

Oui, je travaille au PQ. Mais je n’écris pas ceci parce que je travaille au PQ. Je travaille au PQ parce que je pense ceci. Vraiment. Sincèrement. Et c’est le cas de tous ceux que j’ai rencontré ici jusqu’à maintenant. Des gens de convictions. Des gens fiers. Des gens qui portent une idée plus grande qu’eux. L’idée d’un pays. Dans un parti porteur d’histoire et d’espoir. Un parti fait d’hiers et de demains. Un parti rassembleur.

Oui, ça brasse souvent au PQ. Et ça bouillonne sur la place publique. Mais c’est le cœur même du parti, un parti de débats, un vrai parti démocratique. Pas de loi du silence, mais de la transparence. De la vérité. Et des idées. Qui brassent. Mais qui font avancer.

Hier, ça sentait la Saint-Jean avant le temps. Ça sentait l’été après le printemps. Ça sentait l’avenir à espérer. Le pays à concrétiser. Ça sentait le temps d’embarquer.

Ces enfants qu’on dit rois

Ceux qui se sentent impuissants devant la rage de cette jeunesse qui déferle à grands coups de créativité, de pacifisme et de joie de vivre, mais qui refuse obstinément de se taire, n’ont qu’une explication: ce sont des enfants rois. On leur a toujours tout donné tout cuit dans le bec et ils sont incapables d’essuyer un refus. Pourtant, ils sont le pur produit d’une évolution sociale qui se révélera sans doute salutaire pour l’avenir du Québec.

On a investi en eux une énergie dont aucune génération antérieure n’avait bénéficiée. On les a aimés comme des fous et on le leur a montré. On les a surprotégé, leur a mis un casque de vélo sur la tête et des coussinets partout, on n’en avait qu’un ou deux, on a tout parié sur eux.

Eh bien maintenant, on voit le résultat de cette éducation. Comme le disait ce père, par ailleurs entrepreneur bien établi, «nous les avons mieux élevés que nous le croyons et aujourd’hui, ils sont porteurs d’un changement qui est plus que nécessaire.»

On dit d’eux qu’ils veulent tout et tout de suite. Moi, je crois qu’ils sont gonflés à bloc d’amour parental, qu’ils jouissent de ce fait d’une confiance en eux inébranlable, qu’ils ont appris à négocier et à argumenter, qu’ils veulent comprendre avant d’accepter. Et que c’est peut-être là la clé. C’est peut-être ce qu’il fallait pour réussir là où les jeunesses précédentes ont échoué.

Leur en vouloir de se tenir debout, de ne pas baisser les bras, c’est comme de leur dire qu’ils doivent faire comme nous, prendre leur trou et endurer, parce que nous avons échoué et qu’eux n’ont pas le droit de réussir. De leur dire que ce n’est pas si grave si une élite établie continue de brader en douce nos ressources au service de ses propres intérêts et de sa descendance à elle. Qu’on devrait juste être contents d’avoir encore de quoi manger malgré toutes ces dettes qui nous écrasent. Qu’on devrait continuer de se fermer les yeux parce que si on les ouvrait bien grands, ce serait peut-être un peu trop déprimant.

Or, ce qu’on devrait plutôt faire, c’est de les soûler d’encouragements comme on l’a fait au hockey ou au patin tous les samedis matin. Se rappeler comme on était fier d’eux. Et comme on l’est encore.

Parce que grâce à eux, grâce à nous, il est enfin possible d’espérer des lendemains meilleurs, où l’entraide, la justice sociale et le partage de la richesse deviendraient réalité, où la démocratie reprendrait ses droits, et où le bien commun serait réellement au centre de toute décision politique.

En fait, moi, c’est plutôt quand je regarde la vidéo de Sagard que je me demande qui sont ceux qui se prennent vraiment pour des rois…